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Messagepar Lalex » Jeu 30 Nov 2017 13:03

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Dossier : Spécial whisky : les étincelles du succès
Bellevoye, la nouvelle star du whisky français

En quatre ans, deux trublions se sont hissés au sommet de la hiérarchie des whiskys français. Ils démontrent que l'Hexagone est capable de concurrencer les meilleurs flacons écossais, irlandais, américains ou japonais.




Du whisky français ? Rien d'étonnant à cela. Nous sommes les premiers consommateurs de scotch, et les deuxièmes, tous types de whiskys confondus, juste derrière les Etats-Unis, avec 200 millions de bouteilles bues chaque année. Il était tout à fait normal, compte tenu de notre savoir-faire en matière de brasseries et de distilleries, que les marques françaises finissent par fleurir. "Il existe aujourd'hui 51 distilleries officiellement en activité en France - dont 30 qui commercialisent déjà leurs produits - et 12 embouteilleurs indépendants", précise Philippe Jugé, fondateur du salon France Quintessence, dédié aux spiritueux et fervent défenseur du whisky français. Il pense que, d'ici à 2020, l'Hexagone accueillera plus de 100 distilleries de whiskys. Pour l'instant, la production reste confidentielle, avec seulement 800.000 flacons. "Mais la production est de qualité, avec 75 % de single malt, alors que la production mondiale de single malt ne représente que 20 % de l'ensemble des whiskys", poursuit Philippe Jugé.


Parmi tous ces acteurs, Bellevoye est aujourd'hui la marque qui fait parler d'elle. Fondée en 2013 par Jean Moueix et Alexandre Sirech, elle est l'une des premières du marché, avec 125.000 flacons produits en 2016. Ce dernier connaît parfaitement le monde des spiritueux, notamment celui du rhum, puisqu'il a dirigé la filiale cubaine du groupe Pernod Ricard. C'est d'ailleurs là-bas qu'il a rencontré Jean Moueix, dirigeant du holding Videlot, qui possède la société de négoce bordelaise Duclot ainsi que le château Pétrus. "Notre objectif était de créer un grand whisky. Comme nous n'avions pas de distillerie, nous avons choisi d'assembler des single malts provenant de trois distilleries françaises", explique Jean Moueix. Pour leur première cuvée, ils sont ainsi allés chercher leurs whiskys à Lille, à Uberach (en Alsace) et dans les Charentes, près de Cognac. C'est dans cette ville que les deux compères ont d'ailleurs décidé d'implanter leur société, Les Bienheureux, et de laisser vieillir leurs eaux-de-vie. "Bellevoye doit être la synthèse de ce que l'industrie du whisky français fait de mieux. La liste des trois distilleries qui composent cet assemblage n'est donc pas figée, explique Alexandre Sirech. Mais il s'agira toujours des trois distilleries qui viennent en haut du classement de la dégustation à l'aveugle de tous les whiskys français que nous effectuons en amont de chaque production." Leur premier assemblage, habillé d'une étiquette bleue, devient le premier triple malt 100 % français. A peine embouteillé, il est déjà présent chez les grands cavistes, dans les brasseries et à l'export, notamment au Canada. Devant ce succès, le duo a enrichi sa gamme en sortant trois nouvelles déclinaisons : une version avec un élevage plus poussé en fût de chêne (la "rouge"), une version élevée dans des fûts ayant contenu du sauternes (la "blanche") et une version tourbée (la "noire"). "Notre activité consiste, pour le moment, à sélectionner les meilleures provenances, exclusivement en France, puis à finir l'élevage. Elaborer du whisky permet d'être beaucoup plus créatif et innovant que dans le vin", s'enthousiasme Jean Moueix, qui envisage désormais de construire sa propre distillerie d'ici à deux ou trois ans.




Cinq marques françaises qui vont tout bousculer :

Aujourd'hui, mis à part la région PACA, chacune possède au moins une distillerie de whisky, les whiskys bretons et alsaciens possédant même leur propre indication géographique protégée. Voici quelques marques qui sortent du lot, à l'image de Bellevoye.

Roc'Elf (Bretagne)
La brasserie Sainte-Colombe, qui produit des bières, s'est lancée dans le whisky, qu'elle fait vieillir 5 ans dans des fûts de coteaux-du-layon.

Armorik (Bretagne)
La marque de la distillerie Warenghem est une des plus anciennes de France. Elle produit 40 % des whiskys du marché.

Rozelieures (Lorraine)
Cela fait dix-sept ans que la distillerie s'est lancée dans le whisky. Elle propose notamment un whisky élevé dans des fûts de vin de Bourgogne (rully).

Domaine des Hautes Glaces (Isère)
Le processus est élaboré sur place à 100 %, de la culture des céréales bio à la mise en bouteilles.

Ouche Nanon (Berry)
Créée en 2010, la distillerie commercialisera ses premiers whiskys en 2018. A surveiller de très près.



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Messagepar Lalex » Ven 1 DĂ©c 2017 14:31

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A Ampuis, la Maison Guigal investit dans l’oenotourisme
La Maison de négoce et d’élevage de vins Guigal (vallée du Rhône) s’apprête à lancer une structure oenotouristique au cœur d’Ampuis, dans une maison de trois niveaux du 19 e siècle, celle du Clos Joli, anciennement dans le giron des Etablissements Vidal-Fleury.



Avec ce caveau-musée de dégustation, qui deviendra le « Caveau du Château », l’idée est de proposer selon Philippe Guigal, directeur général de la Maison Guigal, « une expérience client », qui mettra en avant l’histoire - viticole - de la région, celles des appellations, côte-rotie et condrieu en tête, et qui offrira un espace de dégustation et vente. Les travaux, sur le point de débuter, pourraient durer jusqu’à fin 2018-début 2019. Le montant de l’investissement est compris entre 2 et 3 millions d’euros.


www.leprogres.fr


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Messagepar Thierry Debaisieux » Ven 1 DĂ©c 2017 15:04

Une volonté de répondre à la politique commerciale de Chapoutier?
Bien cordialement,
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Messagepar Lalex » Lun 4 DĂ©c 2017 13:35

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RĂ©duction phyto
Un tunnel protégeant les vignes des pluies, et des maladies, à l'essai en 2018
Dix propriétés bordelaises vont tester sur les campagnes 2018 et 2019 une barrière physique pour prévenir le développement du mildiou, de l’oïdium, du black-rot et de l’excoriose.




« Tout le monde le constate dans le vignoble : un millésime où il n’y a pas de pluie, il n’y a pas de mildiou ! Il faut changer de paradigme en empêchant les maladies d’apparaître en amont » lance Patrick Delmarre, avec l’expertise du conseiller phyto pour un distributeur bordelais et la foi du créateur de la start-up Mo.Del, portant le projet Viti-Tunnel. Le concept de cette innovation brevetée est de créer une barrière physique amovible, empêchant l’eau de pluie de rentrer en contact avec la vigne, et donc le développement des principales maladies du vignoble (mildiou, oïdium, black-rot et excoriose). Sur le papier, ce tunnel de cinquante à cent mètres de long peut automatiquement couvrir et découvrir les vignes d’une bâche transparente et imperméable. Fonctionnant à l’énergie solaire, le moteur du tunnel doit tirer les bâches selon un radar ou capteur d’humectation*.

Si le prototype est encore en cours de réalisation par un cabinet d’étude, dix propriétés bordelaises ont déjà déboursé 10 000 euros chacune pour pouvoir le tester dans leurs vignobles. En 2018 et 2019, on pourra voir trente tunnels répartis dans le Médoc, à Pessac-Léognan et à Saint-Émilion. Devant faire la preuve du concept Viti-Tunnel durant la période de végétation, ces essais seront suivis scientifiquement et hebdomadairement par les équipes de l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV).

Efficacité et interférences

Au-delà de l’efficacité sanitaire de cette protection physique (avec le suivi en parallèle de rangs témoins non traités et traités en conventionnel), les techniciens doivent également s’assurer de l’absence d’interférences avec l’alimentation hydrique de la vigne et la maturité des raisins (avec un suivi physiologique et la réalisation de microvinifications). Convaincu du potentiel technique de son système, Patrick Delmarre précise que son dispositif est « mono-rang, pour ne pas perturber l’apport en eau des racines, et amovible, pour ne pas perturber le microclimat des grappes. »

"Bonbonnes de soufre contre l’oïdium"

Dans le meilleur des cas, Viti-tunnel devait permettre de réduire de 80 % les traitements phytos estime le technicien. Ce recouvrement ne permettra toutefois pas d’empêcher le développement d’oïdium, seule la première germination nécessitant de l’eau, les suivantes pouvant avoir lieu sans pluie. Pour éviter des traitements classiques, Patrick Delmarre développe des bonbonnes de soufre fleur sous pression, qui seraient insérées dans les piquets et pulvériseraient automatiquement l’antifongique toutes les semaines sous les bâches. « C’est un produit préventif bio très lessivable, il sera facile à vaporiser » précise l’expert.

Gel et grĂŞle

Et au-delà de la réduction des traitements, Viti-tunnel intéresse particulièrement le vignoble pour sa possible protection contre les aléas climatiques. « Les bâches retiendraient la chaleur de la terre. Il faudra mesurer les différentiels de température pour voir si cela peut protéger du gel. Une protection contre la grêle est aussi envisageable » évoque Patrick Delmarre.

Lancé en juin dernier avec un budget de 600 000 euros, son projet est financé par FranceAgriMer et la région Nouvelle Aquitaine, avec le suivi du cluster InnoVin.


* : Des mouvements d’ouverture/fermeture du système pourraient également avoir lieu ponctuellement pour briser les vrilles qui ne manqueraient pas de se développer sur les supports (un tunnel de 50 mètres étant en fait composé de dix unités de cinq mètres chacune).


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 6 DĂ©c 2017 13:06

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Vignoble italien : riche et pluriel
L’Italie est forte de son incroyable diversité. Du Trentin-Haut-Adige à la Toscane en passant par le Piémont, Millésima vous emmène à la découverte de cette terre de pépites viticoles.




"Chaque région d’Italie est viticole. On recense plus de 400 cépages autochtones répartis sur tout le territoire et propres à chaque zone", commence Viviana Vecchione. Cette diversité est d’ailleurs à l’image de celle de la gastronomie italienne. "Il y a 150 ans, ce pays n’était pas une nation unie, c’était un territoire morcelé où chaque région possédait une identité et un savoir-faire bien à elle. Cette empreinte historique est toujours palpable, c’est ce qui fait le charme du "made in Italie"", poursuit la spécialiste soucieuse de dénicher la quintessence de ces régions.

Premier producteur mondial de vins (suivi par la France et l’Espagne), l’Italie a forgé sa réputation viticole sur ses vins rouges. Le Piémont produit des barolos et barbarescos à partir du très typique cépage nebbiolo. Certaines cuvées se hissent au rang des vins rouges les plus réputés au monde ! L’Amarone della Valpolicella, produit en Vénétie, ou le Brunello di Montalcino, en Toscane, figurent aussi parmi les vedettes italiennes.

Quelques producteurs italiens emblématiques…

(Piémont) Barbaresco. Bruno Rocca, l’un des plus grands vignerons de son appellation, apporte un soin infini aux 15 hectares de vignes qu’il cultive. Sa philosophie est en effet basée sur l’expression naturelle de son terroir. Parmi ses cuvées emblématiques, Coparossa 2013 développe un bouquet très intense de cerise, baies roses, vanille et chocolat amer.
En vente chez notre partenaire Millésima: Coparossa 2013

(Toscane) En plein cœur de la Toscane, Bibi Graetz produits des vins anticonformistes. Il puise dans la diversité des cépages italiens pour imaginer des crus inspirés. Sa cuvée Testamatta (forte tête) est emblématique ! Monocépage (sangiovese), elle livre des arômes très surprenants (agrumes, cèdre, pétale de rose) et une finale interminable à l’arrière-goût salé.
En vente chez notre partenaire Millésima: Testamatta

(Vénétie) Réputé pour son Amarone, Cesari produit des crus élégants qui s’exportent aux 4 coins du monde. Parmi eux : l’Amarone della Valpolicella Classico 2013. Un vin rubis foncé qui offre un bouquet d’amandes fraîches et de cerises noires très charnues. Il a conservé de la fraîcheur au palais.
En vente chez notre partenaire Millésima: Amarone della Valpolicella Classico 2013

(Trentin Haut-Adige) Classé parmi les meilleurs vignobles du Nord de l’Italie, le Domaine Serpaia di Endrizzi produit des vins de qualité friands et ronds à souhait. "Les cépages autochtones comme le Teroldego, mais aussi les internationaux comme le Cabernet Sauvignon ou le Merlot entrent dans la composition des cuvées. Les zones viticoles alternent : de la vallée et ses parcelles à 200m d’altitude, jusqu’aux montagnes avec des vignobles plantés à plus de 1000 m d’altitude. Ces terroirs caractéristiques sont la composante identitaire du style "Alto Adige" où se mêlent histoire, culture, climat et travail humain" précise Viviana Vecchione, responsable des vins étrangers chez Millésima.
Les vins du domaine Serpaia di Endrizzi chez notre partenaire Millésima

(Piémont) Barolo. Domaine historique de Barolo, Cordero di Montezemolo s’étend sur 28 hectares. Il élabore des grands vins de terroir typés et ultra-complexes. C’est le cas de la cuvée Enrico VI 2009 de Cordero di Montezemolo au bouquet épicé. Sa bouche est mûre avec ses saveurs de prune et de fruits confiturés. Ce vin possède une longueur remarquable.


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Messagepar Lalex » Mer 6 DĂ©c 2017 13:13

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Château Tour Haut-Caussan, la distinction d’un cru bourgeois
C’est au cœur du Médoc sur la rive gauche de Bordeaux que quatre générations de vignerons ont bâti, et bâtissent encore, la réputation du cru bourgeois Château Tour Haut-Caussan. Son moulin à vent symbolique veille sur le vignoble qui produit des vins maintes fois récompensés, et, surtout, plébiscités pour leur rapport qualité-prix séduisant.




Pour Fabien et Véronique Courrian, la tradition est une valeur ancrée dans la conduite de leur domaine. Originaires de la commune Blaignan-Médoc depuis 1634, ils datent l’acquisition du château Tour Haut-Caussan et de son moulin à vent à 1877. Ce dernier, restauré dans les années 1980 par les compagnons du devoir, est un véritable emblème pour la propriété qui, comme certains ont pu le constater, en a fait l’effigie de l’étiquette de son vin.

Les années passent, et après que Philippe Courrian ait contribué à la renommée du château, ses deux enfants, Fabien et Véronique, ont à leur tour pris les rênes de la production. Tandis que Véronique se charge de la commercialisation, Fabien, lui, poursuit le travail bâti par trois générations de passionnés. C’est donc dans un grand respect de cette transmission qu’il soigne ses raisins en labourant ses vignes, en bannissant les pesticides, en les vendangeant manuellement et en les élevant en barriques de chêne, qu’il renouvelle par quart tous les ans.

Sans surprise, les cépages cultivés sont typiquement médocains. Merlot et cabernet-sauvignon évoluent sur le double terroir de ce domaine de 17 hectares. Double terroir puisque les vignes, âgées entre 30 et 45 ans, s’épanouissent sur des sols argilo-calcaires à Blaignan, et à Potensac sur un plateau de graves combinées de galets, de gravier et de sable provenant de l’érosion des Pyrénées et déposés par la Garonne. Ces deux sols, très filtrants, accumulent la chaleur et confèrent au cabernet-sauvignon, cépage tardif, la température nécessaire pour arriver à une maturation optimale et offrir aux vins de la structure, des tanins vigoureux, et un profil aromatique composé de fruits noirs, de réglisse et de sous-bois. Quant au merlot, Fabien, le réserve sur les sols plus frais de calcaire afin de donner à ses vins de la couleur, de la souplesse ainsi que des arômes de fruits rouges charnus (prune, figue) et de notes grillées. Au chai, là aussi Fabien est aux petits soins : la macération est longue et le vin élevé uniquement en barriques avant d’être commercialisé par Véronique, qui exporte la moitié de la production.

Ce cru bourgeois, dont la catégorisation récente distingue les vins médocains de grande qualité n’ayant pas bénéficié de la classification des grands crus de 1855, offre des vins d’une grande qualité. Sa robe grenat intense aux reflets de rubis attire d’ores et déjà l’œil des amateurs. Grâce aux qualités du merlot et du cabernet-franc, le bouquet riche et complexe présente donc des arômes typiques à dominante boisée, de fruits noirs (cassis, mûres), et de torréfaction (moka, café). En bouche, le vin se montre ample et ses tanins bien présents promettent une finale longue et suave. En somme, des vins d’une forte personnalité qui font des merveilles mariés à des viandes au goût prononcé. Et ne soyez pas étonnés si certains le servent à une température légèrement relevée (18°-19°C) : les tanins seront perçus avec davantage de souplesse.


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Messagepar Lalex » Jeu 7 DĂ©c 2017 13:04

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Vidal-Fleury : retour vers le passé
L'historique maison de Côte-Rôtie revoit l’habillage de ses bouteilles que le directeur-œnologue Guy Sarton du Jonchay estime davantage en phase avec les origines et le style des vins de Vidal-Fleury.




Il y a un temps pour tout, ce peut être en substance la délicate équation entre le vin et l’époque, l’offre et la demande, le contenu et le contenant, que le vigneron ou le négociant est censé apprécier pour donner son accord à l’imprimeur. Pression ! Faire une étiquette, c’est signer, accoucher, assumer. « Pourquoi faut-il changer ? », anticipe d’emblée Guy Sarton du Jonchay avant d’y répondre : « L’étiquette avait dix ans, elle avait été créée à mon arrivée dans la maison Vidal-Fleury, nous voulions résolument donner une touche contemporaine, cela concordait avec un nouveau chai, la mise en place d’une nouvelle équipe et un vin plus précis. Aujourd’hui, c’est une nouvelle étape souhaitée par la famille Guigal, propriétaire de la maison Vidal-Fleury, nous voulons affirmer les origines septentrionales et souligner la longue histoire de la marque ». De fait, le nouvel habillage regarde vers la Bourgogne avec une touche très traditionnelle où l’on retrouve le sceau, le côté parchemin et le blason de la maison.

Reste à savoir si c’est old school, kitsch, camp, craft, underground, il n’y a plus de mots français pour définir le packaging d’un vin que l’on trinque à l’afterwork. Manque le storytelling et c’est le burn-out garanti.

Laissons le soin au lecteur de se faire un avis et rappelons plutôt la belle trajectoire du nom Vidal-Fleury en Côte-Rôtie depuis 1781. Selon son directeur actuel, elle n’a pas échappé à Thomas Jefferson et, de toute évidence, elle compte au XIXème siècle, époque où les Vidal-Fleury sont des vignerons. L’activité de négoce arrive dans les années 1920 alors qu’un certain Étienne Guigal est embauché comme factotum puis maître de chai. Une soixantaine d’années plus tard, le fils d’Étienne, Marcel Guigal, achète la maison de négoce où son père a fait ses armes. C’est la belle histoire avec en sus une politique qualitative qui profitera à la réputation mondiale des Côtes-Rôties, cet assemblage mythique de syrah et de viognier. Depuis, les deux maisons demeurent indépendantes dans le style comme dans la distribution. « Les Guigal n’absorbent pas, ils veulent faire croître la maison Vidal-Fleury intrinsèquement à la leur, c’est ma mission, nous ne travaillons pas les mêmes terroirs, nous avons des méthodes de vinifications différentes, des élevages différents, et sur les marchés nous sommes concurrents, Marcel Guigal m’a demandé de les doubler », sourit Guy SDJ. En attendant le dépassement, la maison Vidal-Fleury poursuit sa politique d’approvisionnement dans les différents crus de la vallée du Rhône septentrionales ainsi qu’à Châteauneuf-du-Pape. Parmi les cuvées vedettes, on peut citer le Condrieu (40,70€), avec un viognier sur la fraîcheur, la Côte-Rôtie Brune et Blonde (50,30€), leçon d’équilibre, et bien sûr la cuvée parcellaire La Chatillonne (72,45€), un vin ciselé, racé, complexe. Il se raconte dans les ruelles d’Ampuis qu’une nouvelle cuvée parcellaire pourrait bientôt voir le jour…
La maison Vidal-Fleury vend chaque année autour d’un million de bouteilles dont 70% part à l’export. Sur la Chatillonne, des millésimes plus anciens sont toujours à la vente, à compter de 2004 et sans spéculation sur la colonne de droite…


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Messagepar Thierry Debaisieux » Jeu 7 DĂ©c 2017 14:50

La plus vieille bouteille de Vidal-Fleurie que j'ai bue est une CĂ´te-RĂ´tie 1959.
L'Ă©tiquette me semblait avoir "de la classe" ;)
Bien cordialement,
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Messagepar JP Nieudan » Jeu 7 DĂ©c 2017 19:37

De bons vins chez Vidal-Fleury...

Un petit bémol : vous payez plus cher sur le stand du Marché d'Ampuis que sur Vente-Privée (à vérifier demain 8/12)

jpierre
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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Thierry Debaisieux » Jeu 7 DĂ©c 2017 21:02

Jean-Pierre,

Il me semble que c'est le cas dans la plupart des salons: il faut amortir le prix du stand ;)

Bonne nuit,
Bien cordialement,
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Messagepar milleret jean luc » Ven 8 DĂ©c 2017 02:35

"" La plus vieille bouteille de Vidal-Fleurie que j'ai bue est une CĂ´te-RĂ´tie 1959.
L'Ă©tiquette me semblait avoir "de la classe" ;)

Thierry ...c'est le premier millésime du grand père Guigal ( Etienne ) ...un ami avait trouvé une bouteille de ce millésime 59 et l'avait offert à Marcel Guigal , son fils . En échange , il avait reçu une trilogie ....Marcel était particulièrement ému de retrouver le premier millésime de son père ...il me semble qu'il n'avait jamais eu l'occasion de boire une bouteille de ce millésime .
Je n'ai jamais oublié ces instants privilégiés partagés en cave avec le grand père ..une autre époque , malheureusement révolue . . Il m'avait déjà catalogué comme buveur d'étiquettes car en général j'attaquais de suite à cuvée Brune et Blonde ...
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Messagepar Thierry Debaisieux » Ven 8 DĂ©c 2017 09:26

Bonjour, Jean-Luc.
J'avais bu cette CĂ´te-RĂ´tie 1959 pour mes 40 ans.
J'avais trouvé ce vin excellent.

Amitiés,
Bien cordialement,
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Messagepar Lalex » Ven 8 DĂ©c 2017 13:15

Une belle expérience aussi avec cette "Côte-Rôtie - Brune et Blonde - Tête de Cuvée - 1934" amenée par J.P et bue lors de cette soirée.

Alex,
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Messagepar Thierry Debaisieux » Ven 8 DĂ©c 2017 15:23

Alex,

Je ne suis jamais remonté aussi loin dans le temps en Côte-Rôtie ;)
J'ai eu la chance de goûter quelques 1ers GCC du Médoc du millésime 1900, je ne suis jamais allé plus loin.
Je me souviens, en particulier, d'un hôte, à la cave fabuleuse de plus de 12 000 bouteilles, qui avait voulu me faire découvrir Lafite 1900.
Il en a ouvert deux bouteilles "passées" avant d'estimer qu'il pouvait servir la troisième.
Ayant une idée du prix du flacon, j'étais très gêné ;)
Il y avait déjà eu avant, Beychevelle et Léoville-las-Cases 1955 et Cos d'Estournel 1934, en rouge.
Il faut dire qu'il tentait de nous vendre son énorme maison de maître, difficile à entretenir pour un particulier :?
Bien cordialement,
Thierry Debaisieux
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Messagepar Lalex » Lun 11 DĂ©c 2017 12:46

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[Bordeaux Tasting] Bernard Magrez a racheté le château Le Sartre (Pessac-Léognan)
Déjà propriétaire de quatre grands crus classés à Bordeaux – Pape Clément, Fombrauge, La Tour Carnet et Clos Haut Peyraguey – et d’une quarantaine de propriétés à travers le monde, Bernard Magrez a confirmé ce samedi à Bordeaux Tasting le rachat d’une nouvelle propriété : le château Le Sartre, 33 hectares, en appellation Pessac Léognan.


Un domaine qui produit en rouge et en blanc. « C’est un vin de grande qualité, c’était à vendre et on n’a pas voulu laisser passer l’occasion, explique-t-il. On peut encore faire mieux en terme de qualité notamment en diminuant les rendements. L’appellation Pessac-Léognan a de la résonance dans le monde entier. »


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Messagepar Lalex » Lun 11 DĂ©c 2017 12:49

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[Bordeaux Tasting] Stéphane Derenoncourt : « le vin vegan, ça m’emmerde »
Pour sa première participation à Bordeaux Tasting avec son Domaine de l’A (Castillon-Côtes-de-Bordeaux), Stéphane Derenoncourt se dit « agréablement surpris ». D’abord par « la beauté du lieu », le Palais de la Bourse, mais aussi par l’âge des dégustateurs. « Il y a beaucoup de jeunes. Ça me touche », dit-il. Interview de ce vigneron fan de rock qui a fait de son vignoble, « son domaine de liberté ».




De nouvelles cuvées sont à l’ordre du jour au Domaine de l’A. Dites-nous en plus…
Nous allons sortir un vin sans soufre et… sans défaut. Ainsi qu’une cuvée cabernet franc non éraflée. C’est intéressant parce que ça va changer le profil du vin par rapport aux classiques du domaine.

Qu’est-ce qui préside à ces différents projets ?
C’est l’envie de liberté, d’un peu de folie, d’explorer d’autres sentiers. J’ai une petite tendresse pour la bourgogne, le parcellaire, tout ça m’intéresse.

Un domaine de l’A blanc est aussi arrivé. Quelle a été la réflexion sur cette cuvée ?
On avait une parcelle idéale qu’on a préparée depuis longtemps. On a planté cette vigne il y a 5 ans. Et je me suis fait plaisir : j’ai mis du chardonnay parce que j’adore ça. On est sur des sols très calcaires et on a fait un truc un peu particulier : une vigne à haute densité, 12 000 pieds hectares sur échalas. Tout est fait à la main, aucun tracteur ne rentre, les labours sont faits au cheval. Avec cette densité très élevée, on a de petites grappes. Et sur un grand sol calcaire, le chardonnay, c’est très intéressant.

On sent l’envie de se faire plaisir derrière ces projets…
Ça fait 20 ans que nous sommes dans cette aventure. On connait parfaitement notre domaine. Nous avons commencé avec 2,5 hectares, aujourd’hui il y en a 12 et il n’y en aura pas plus. Donc maintenant, l’idée c’est de faire des choses un peu plus spécifiques, de s’amuser. Mon domaine, c’est mon espace de liberté. Chez moi, je peux exprimer mon côté rock’n’roll.

Justement, la France vient de dire adieu à Johnny Hallyday. Vous l’amoureux du rock, ça vous touche ?
C’était un monsieur, j’ai grandi avec lui, c’est touchant. Je ne suis pas fan de sa musique mais j’ai beaucoup de respect. C’est une page qui se tourne.

Restons sur la musique : le vin sans soufre que vous venez de sortir, on pourrait l’écouter avec quoi ?
On pourrait aller jusqu’au hard rock parce que c’est un vin extrême !

On a vu apparaître des vins « vegan » sur le marché. Ça vous inspire quoi ?
Ça m’emmerde, c’est du marketing. Le vin sans soufre, le vin bio, c’est un engagement qui demande une réflexion, une philosophie. Un vin vegan… s’il ne faut pas mettre de blanc d’œuf pour avoir un vin vegan, il faut arrêter les conneries.

Parlez nous de « Bordeaux is back » ?
C’est une opération que nous allons lancer à Paris en janvier à destination des journalistes et des sommeliers. Aujourd’hui à Bordeaux, il y a une foultitude de vins avec un rapport qualité-prix incroyable. Ils ont été un peu délaissés par le réseau CHR (Cavistes-Hôtellerie-Restauration, NDLR), il faut reconquérir ce marché. Le but, c’est d’expliquer que Bordeaux ce n’est pas seulement des grands crus classés, c’est aussi des vignerons passionnés, qui travaillent. Mais pour ces crus artisans, comme je les appelle, c’est un peu plus difficile. Nous commencerons avec des domaines que je conseille, des vins bien faits pour lesquels il n’y a pas besoin de consulter son compte en banque avant de les acheter : Vrai Canon Bouché (Fronsac), le Pin Beausoleil (Bordeaux), Croix Lartigue (en Castillon), des vins de Pessac-Léognan, du Médoc. Si ça marche, on ouvrira à d’autres domaines avec d’autres opérations en France et à l’étranger.


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 12 DĂ©c 2017 12:49

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Quand le vin de Bordeaux redevient tendance
Qu’il semble loin le temps du Bordeaux Bashing, cet acharnement contre ce vignoble qui était accusé de tous les maux. L’heure est à la redécouverte de ce vignoble et de ses pépites…



Comme souvent, nos amis américains sont des faiseurs de tendance. Et quand on parle de Bordeaux, certains noms reviennent immédiatement en tête, Robert Parker en premier lieu. Ce faiseur de rois n’est plus dans la lumière, les nombreux excès connus dans le vignoble lors de ces années folles semblent vraiment derrière nous. Et après quelques années d’oubli ou d’ignorance par beaucoup, de jeunes sommeliers redécouvrent la magie de ce vignoble qui peut se targuer d’un niveau qualitatif élevé. Au commencement, ce furent les sommeliers de New- York qui ont réinvesti le créneau, proposant du bordeaux à des clients qui l’avaient presque oublié. Débarrassés d’une image de vins « bêtes à concours », boisés parfois à l’extrême, la magie a opéré. Et c’est aujourd’hui au tour de la France de se réapproprier ces vins et de s’enthousiasmer de nouveau pour des vignerons qui font des choses différentes, très bonnes, avec des rapports qualité-prix excellents.

PĂ©pites viniques et gastronomiques

Le symbole de cette renaissance est sans nul doute la nouvelle scène gastronomique bordelaise qui met fièrement en avant tous ces châteaux qui produisent de très bons vins et s’accommodent parfaitement des fulgurances créatrices de ces chefs décomplexés. Parmi eux, Tanguy Laviale de Garopapilles, Tim Rémi de The Meat Pack et Jérôme Billot de Madame Pang. Tous croient en la magie des vins bordelais d’aujourd’hui et ils en défendent les couleurs. Lors d’un récent événement organisé par le CIVB et le Fooding à Paris, il leur a été demandé d’imaginer des plats mettant en valeur certains de leurs vins coup de cœur. L’excellente tenue de leurs assiettes créatives et pleines de saveurs a ainsi mis en avant le blanc du Château Grand Renouil (12 €), un vin très équilibré, fruité et floral, dense mais frais. Le château Peybonhomme-les-Tours a lui aussi brillé avec sa cuvée « Blanc bonhomme » assemblage de sémillon (50%) et sauvignon (50%). Un vin produit par Rachel Hubert et son frère, deux trentenaires qui épaulent leurs parents et offrent une vision nouvelle des vins de Blaye qui sont ici en biodynamie depuis 20 ans. Un liquoreux, le château Biac, était lui aussi de la fête, associé à une entrée. Un vin parfaitement dans l’ère du temps, à la sucrosité tout en délicatesse et aux arômes d’écorces de pamplemousse enchanteurs. Enfin côté rouge, comment ne pas succomber au château Vieux Taillefer 2014, un vin de Saint-Emilion issu de vieilles vignes de merlot (90 ans) et vinifié intégralement en barriques donnant un vin avec beaucoup de chair et de profondeur ou à « Landot », cuvée parcellaire du Château Caronne Sainte Gemme, un Haut-Médoc voisin de Saint-Julien, racé et élégant. En somme, quelques-unes des pépites dont regorge Bordeaux. Mais chut, ne l’ébruitez pas trop, ça risquerait de se savoir…


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mar 12 DĂ©c 2017 12:56

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Château du Tertre en marche
Cinquième grand cru classé de margaux. Quand une bonne fée se penche sur un château à l'abandon. Bâtiments transformés, chais et surtout vignes, rien n'échappe.



Eric Albada Jelgersma, homme d'affaires néerlandais, reprend en 1995 la société d'exploitation de Giscours, troisième cru classé de margaux. Précisons bien la société d'exploitation et non le vignoble, car sinon une partie (pas la plus détendue) de la famille Tari, propriétaire du vignoble, dégaine son avocat façon Lucky Luke. L'affaire fut loin d'être une sinécure et, sans revenir sur cette période digne des feuilletons fin XIXe siècle, beaucoup auraient renoncé. Non seulement Eric Albada persista mais en plus il acheta deux ans plus tard en 97 du tertre, un autre cru classé, une autre histoire, celle-là, un lieu plus ou moins abandonné où l'on aurait pu tourner l'adaptation d'une nouvelle d'Histoires à ne pas lire la nuit d'Hitchcock. Une grange avec des squelettes de charrettes du temps de la traction animale, un bâtiment à courant d'air, sans chauffage, vide, meublé d'un téléphone gris PTT, d'une table 1950 recouverte d'une vitre. On dégustait en manteau et l'hiver on aurait pu garder des moufles. Aucun risque que la visite s'éternise. Trois ans plus tard, la citrouille s'était métamorphosée en carosse. Un magnifique château meublé XVIIIe, peintres flamands, consoles Roi-Soleil et vastes salles de réception. La piscine qui se recouvre automatiquement sans doute quand il pleut occupe beaucoup les esprits des milieux professionnels qui appelaient du Tertre « le petit Versailles ». Mais s'il est aisé (quand on l'est largement) de mobiliser architecte et antiquaires pour construire galeries ogivales et déplacer les commodes Louis XV, la partie racinaire demande bien plus de patience. Le vignoble souffrait d'une trop faible densité de pieds à l'hectare. Comme à D'agassac dont nous avons parlé récemment, ou Calon Ségur, toutes anciennes propriétés Gasqueton, on avait opté pour une densité de plantation de 6 200 pieds à l'hectare pour faciliter le passage des tracteurs alors que la législation en impose 6 500 et que beaucoup de domaines en Médoc en comptent 10 000. Cela permet, pour un rendement identique, une plus grande concentration. Certes les chais sont devenus des outils performants. En 2008, la propriété s'équipe de cuves tronconiques en béton. Des cuves de petites capacités, qui permettent d'isoler et de vinifier séparément les parcelles. Mais pour le vignoble la mutation fut plus lente. En 2008 encore, au mois de février, arrive Frédéric Ardouin – deux ans chez Martell à Cognac et 11 ans chez Latour à Pauillac. Premier boulot, faire venir Kees van Leeuwen (professeur à l'Enita, École nationale d'ingénieurs des travaux agricoles de Bordeaux), connu pour avoir dressé une carte impitoyable des sous-sols de Saint-Émilion et pour avoir conseillé le premier grand cru classé Cheval Blanc pour ses replantations.

« L'Enita a passé beaucoup de temps à identifier le terroir pour restructurer, surgreffer, et en fonction de cette étude on arrache et on replante. Avec Kees on a fait les nouveaux plans des parcelles. Mais on le fait progressivement car on ne voulait pas perdre le bénéfice des vieilles vignes. On procède à un réencépagement. Avant, nous avions un tiers merlot, un tiers cabernet franc et un tiers cabernet-sauvignon. Notre objectif c'est 60 % de sauvignon, 25 % de merlot et 10 de franc, plus 5 % de petit-verdot. » Toutes les parcelles sont passées en travail du sol depuis deux ans, plus de désherbant. Tout ce qui a été replanté l'a été en biodynamie. C'est une biodynamie qui respecte l'environnement, les hommes dans l'entreprise. On fait des choses simples et ça marche plutôt bien. » Le domaine couvre 52 hectares et c'est un des rares à avoir conservé la même assiette foncière que lors du classement en 1855. Et en suivant cette dégustation verticale, on pourra constater l'évolution dans l'assemblage de la proportion des cépages de 1998 jusqu'en 2016 : C'est la première fois qu'on met autant de cabernet-sauvignon : 75 % avec 10 % merlot, 10 % cabernet-franc et 5 % petit-verdot. On vient de faire une sélection massale des cabernet franc, les plus vieux sont de 62. Ils font partie de l'ADN du Tertre, ils sont anciens et de grande qualité. Ils ont une complexité unique. On va en planter 1 hectare en 2018. Sur des sols très graveleux, 80 % de cailloux et 10 % d'argile. »

Et comme, en attendant que tout se mette en place, il faut bien se distraire, l'équipe a créé un vin blanc sur 12,45 hectares, bien éloigné du traditionnel sauvignon/sémillon, un vin de France à l'assemblage plutôt atypique : chardonnay (42 %), gros manseng (31 %), viognier (16 %) et sauvignon (11 %). « On a fait ça avec la complicité de Denis Dubourdieu », l'œnologue consultant du domaine, professeur à la faculté décédé l'an passé.

Le résultat est délicieux. Une sorte de pied de nez à tous ces blancs au goût de bois qui se prennent au sérieux.



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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 13 DĂ©c 2017 13:02

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Champagne Philipponnat, l’exigence avant tout
A l’approche de Noël, nous souhaitons braquer les projecteurs sur la maison Philipponnat, pour vous faire découvrir ce champagne d’esthète qui n’a rien à envier aux grandes maisons de la montagne de Reims. Cinq siècles de tradition viticole réunis dans la bouteille, voilà qui n’est pas rien…



Un héritage séculaire

Les Philipponnat ? Une famille aux racines aussi profondes que celles de la vigne… Au commencement était Apvril Philipponnat, valeureux soldat de l’armée de François Ier lors de la bataille de Marignan (1515 comme chacun sait). Ce dernier, pour le remercier, lui offre des terres à Aÿ. La famille Philipponnat marque depuis ce jour la terre de Champagne. Au XIVème siècle, les ancêtres sont fournisseurs en vins de la cour. Aÿ est alors une ville qui dépend directement de la couronne ; et ce depuis les Comtes de Champagne. Les Philipponnat jouent ainsi un rôle à la fois économique et politique, sur le plan local. Leurs vins se retrouvent à la table des princes et même du roi Louis XIV. Parallèlement, certains sont magistrats et maires royaux d’Aÿ. Le blason des Philipponnat, enregistré à l’armorial de France en 1698 qui se dit en héraldique « Échiqueté d’or et de gueules, au chef d’azur chargé de trois besants d’argent », est resté l’emblème de la maison. Sous le Second Empire, les Philipponnat continuent leur activité de propriétaire de vignobles et de négociant en vins. Ils se spécialisent dans la production de vin de Champagne et fonder la maison Philipponnat à Mareuil-sur-Aÿ en 1910, dans les anciennes caves du XVIIIème siècle du château de Mareuil. Une gageure en pleine crise phylloxérique ! Aujourd’hui le domaine dispose de 21 hectares sur les communes de Aÿ, Avenay-Val-d’Or, Mareuil-sur-Aÿ et Mutigny. La maison s’approvisionne en raisins par ailleurs en achetant à plusieurs vignerons installés sur des terroirs en Côte des Blancs, Vallée de la Marne et Montagne de Reims et produit environ 600 000 bouteilles par an. Si la maison a rejoint le groupe familial Boizel Chanoine Champagne en 1997, elle reste tout de même indissociable de la famille Philipponnat qui continue à y œuvrer : Charles Philipponnat la dirige depuis 2000 avec pour ligne directrice singularité, excellence, générosité et simplicité.


Un savoir-faire unique

Ces valeurs sont mises au service d’un savoir-faire qui consiste d’abord à la vigne à respecter les sols qui sont considérés comme un héritage à protéger. L’idée est de travailler le plus naturellement possible. A la cave, la maison a développé une technique qui fait sa marque de fabrique : le principe de « solera sous bois » qui consiste à « conserver en fûts de chêne les vins de réserve et à les réintroduire dans l’assemblage des non millésimés dans la proportion d’un quart à un tiers puis d’utiliser ce même assemblage comme le vin de réserve de l’assemblage suivant « . Philipponnat est également la première maison de champagne à indiquer sur la contre-étiquette l’année dominante entrant dans la composition des champagnes non millésimés, ainsi que le dosage et la date de dégorgement. Un effort d’information hautement appréciable pour les amateurs, notamment lorsque ces flacons se retrouvent dans les ventes aux enchères, suivez notre regard.


Le Clos des Goisses, fleuron de la maison

Acquis en 1935, le Clos des Goisses fait partie des joyaux du vignoble champenois. C’est un écrin de 5,5 hectares emmurés par soutènement, dont les vignes sont plantées à flanc de coteaux sur une pente de 40 %. Il présente l’avantage d’être en exposition plein sud, ce qui permet une magnifique maturité des raisins, et dispose d’un sol de pure craie. Il présente ainsi un extraordinaire potentiel de vieillissement. Un aussi beau terroir demande un travail d’orfèvre. C’est un délice suprême de vinosité !




Les vins que l’équipe iDealwine a dégusté

Royale Réserve Non Dosé


65% de pinot noir, 30% de chardonnay, 5% de pinot meunier. Elaboré à partir de grands et premiers crus. Il est issu également à 25% de vins de réserve en solera élevés sous-bois. Robe dorée arborant un cordon de bulles fines. Le nez exhale un ravissant bouquet de fleurs blanches. Cette impression de légèreté se confirme en bouche avec un profil ciselé et éclatant dès l’attaque. Le milieu de bouche est croquant avec des arômes de pomme et d’agrumes. La finale minérale, fraîche et persistante.


Blanc de Noirs millésime 2009

Jusqu’en 2014, la maison ne possédait dans sa gamme aucun blanc de noirs alors que le cépage-roi de la maison est précisément le pinot noir. Le blanc de noirs sorti en millésime provient de 100% de pinots noirs grands crus et premiers crus issus des vignobles-maison de Mareuil sur Aÿ et de la Montagne de Reims. Le dosage est celui d’un extra-brut (4.25g/l). Il présente une robe d’un or moyen, au cordon persistant. Au nez, on est transporté par la complexité des arômes mêlant un registre floral (acacia, aubépine, tilleul) et d’agrumes. En bouche, le vieillissement prolongé sur lies (5 à 7 ans) fait apparaître des arômes tertiaires. La finale élancée laisse en bouche une saveur fumée et vineuse.


Cuvée 1522 millésime 2007

65% de pinot noir provenant du lieu-dit « Léon » à Aÿ, 35% chardonnay provenant d’Oger et du Mesnil-sur-Oger. Pas de fermentation malo-lactique pour préserver la fraîcheur du vin, le dosage aussi est extra-brut. Cette cuvée rend ainsi un champagne acidulé, d’une grande fraîcheur qui développe une richesse aromatique alliant des notes vanillées et de miel à des arômes de groseille. Ce millésime qui a bénéficié d’une maturité précoce (vendanges en août) dispose d’un excellent potentiel de garde.

D’après ces quelques cuvées dégustées avec l’équipe, nous sommes convaincus que la maison Philipponnat place la barre très, très haut…


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Re: Audio, vidéo, presse

Messagepar Lalex » Mer 13 DĂ©c 2017 13:06

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Languedoc
L’AOC Cabardès se fait remarquable
L’AOC lance une sélection de ses meilleures cuvées, baptisées « les remarquables ». Un moyen de mettre un coup de projecteur collectif sur la montée en gamme de l'appellation.



Miren de Lorgeril, élue présidente de l’AOC Cabardès, il y a deux ans, a placé son mandat sous le signe de l’action. « Avec les producteurs, nous nous sommes rendu compte que la qualité des vins a progressé. Il y a un fort dynamisme individuel » se satisfait Miren de Lorgeril. Mais, sur l’aspect collectif, l’appellation n’avait pas la vitalité des entreprises. L’idée est donc née de créer une sélection des vins de l’appellation : les « remarquables », soient des cuvées emblématiques de l’appellation. L’objectif est de montrer que l’AOC Cabardès possède de grands terroirs et de mettre sous les projecteurs l’évolution qualitative de l’appellation qui est peut-être passée inaperçue. Réuni le 20 novembre, sous la présidence d’honneur de Bernard Burtschy, une quinzaine de sommeliers, cavistes et journalistes ont dégusté les vins des 28 domaines qui répondent à certains critères notamment de prix (plus de 10 euros départ caveau) et de rendement (moins de 40 hl/ha). Et quatre vins, ayant reçu les trois meilleures notes (deux vins ont reçu la même note) ont été désignés « remarquables 2017 ».

L’AOC Cabardès est originale dans l’offre languedocienne car elle est à la confluence du climat océanique et méditerranéen. Ses cépages résultent aussi de cet équilibre, conduisant à des assemblages qui associent des variétés océaniques et méditerranéennes. Elle produit 18 000 hl en moyenne par an à 85 % en rouge. Le prix moyen est de 10 euro/col.


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